Tout le monde danse à l'école Marc-Aurèle-Fortin!

28 janvier 2019

À l’école Marc-Aurèle Fortin, la danse est enseignée de la première à la sixième année. En plus des cours à l’horaire régulier, les élèves peuvent aussi s’inscrire à une troupe de danse.

Le 14 décembre dernier avait lieu le grand spectacle de danse annuel de l’école Marc-Aurèle-Fortin. Les élèves avaient le plaisir de montrer leur savoir-faire dans un spectacle intitulé « L’hiver ».

Les parents étaient invités à assister au spectacle. Il y avait aussi une grande nouveauté cette année : le spectacle était diffusé en direct dans toutes les classes.


Mme Marie-Carmel Michel, vice-présidente et commissaire-parent à la Commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, était une spectatrice très attentive lors du spectacle présenté par les élèves de l'école Marc-Aurèle-Fortin. 

Pour en apprendre un peu plus sur tout ce que se passe en danse à l’école Marc-Aurèle Fortin, nous nous sommes entretenus avec Mme Alexandra L’Heureux, spécialiste en danse, qui enseigne à cette école depuis maintenant cinq ans. Mme L’Heureux terminera une maitrise en enseignement de la danse en avril prochain.

Q : Quels sont les principaux objectifs du programme de danse au primaire?

R : La danse au primaire a trois objectifs principaux qui doivent être enseignés et évalués. Il s'agit d'interpréter des danses, de créer des danses et d'apprécier des œuvres chorégraphiques (ses réalisations et celles de ses camarades).

« La danse permet une ouverture sur le monde de la sensibilité et de la subjectivité. C'est un domaine de l'intuition et de l'imaginaire. Elle permet la découverte et la construction de la signification des choses. »
- Alexandra L’Heureux, spécialiste en danse.


Q : Combien d'heures par semaine enseignez-vous la danse ?
 
R : Il y a de la danse chaque heure de la journée scolaire à Marc-Aurèle Fortin. J'enseigne une heure par semaine à chacun des 23 groupes qui me sont confiés. J'ai aussi mis sur pied une troupe de danse composée de 22 élèves sélectionnés du troisième cycle. Ils ont une à deux répétitions par semaine sur l'heure du dîner. Chaque groupe dans l'horaire scolaire dispose d'une heure par semaine pour danser. Il y a aussi une autre enseignante responsable de 7 groupes classes en danse, Mme Liliana Argumedo.

 

Q : Quel style de danse enseignez-vous ?

R : Il n’y a pas de style de danse qui est ni priorisé ni valorisé au détriment des autres.  La mission du programme en danse, dans le milieu scolaire, est de faire découvrir une panoplie de genres aux élèves. À travers leur parcours au primaire, les enfants vont toucher à la danse urbaine, contemporaine et à la danse traditionnelle d'ici et d'ailleurs.

Néanmoins, l'esthétique de ce que j'enseigne pourrait être un métissage entre la danse urbaine et contemporaine, tant dans la gestuelle que dans la manière d'aborder le mouvement.


Alexandra L’Heureux, spécialiste en danse, accompagnée de quelques élèves de la troupe de danse de l'école Marc-Aurèle-Fortin.


Q : En plus d’enseigner, quel est votre rôle dans la réalisation du spectacle annuel?

R : Je suis l'investigatrice, la coordonnatrice, la chorégraphe-chef, la mentor, la directrice artistique, la directrice technique et la directrice des communications de ce projet! Par contre, je n'œuvre pas complètement seule. Nous avons formé un comité de vie étudiante. Avec l'aide de mes collègues Gonel Monereau et Annie Charbonneau, enseignantes de 4e année, nous enseignons aux élèves les différentes tâches de la production artistique et logistique d'un spectacle.  Ce comité composé de 20 élèves de 4e, 5e et 6e années participe à la conception, à la réalisation ainsi qu'à l'aspect technique du spectacle. Une à deux fois par semaine, sur l'heure du dîner, nous chapeautons ces enfants pour qu'ils s'impliquent dans les moindres détails du spectacle (de la réalisation des billets à la logistique de la journée du spectacle).

« Le spectacle sert à créer un sens pour tout ce que j'investis en classe auprès de mes élèves, je le fais pour motiver les enfants, pour le plaisir, pour le partage avec leur communauté et pour faire briller leur passion au sein de leur école ».
- Alexandra L’Heureux, spécialiste en danse.


Q : Vous avez aussi l’aide de plusieurs personnes à l’école…
 
R :  J'ai le support de ma direction, madame Marlène Hogue et madame Aude Pelote, respectivement directrice et directrice adjointe à l’école Marc-Aurèle-Fortin. Elles croient en moi et elles sont disponibles pour m’aider à réaliser les projets reliés à la danse.  Elles facilitent leur réalisation par des milliers d'actions et d’échanges qui font toute la différence dans l’atteinte de mes objectifs.   

Je peux aussi compter sur une belle équipe d’enseignants qui acceptent de se prêter au jeu. Il y a les concierges qui m'aident et il y a aussi les secrétaires qui s'appliquent à créer de belles communications pour les parents en plus de répondre aux questions de ceux-ci. J’ai aussi la chance de travailler avec une éducatrice du service de garde qui crée et confectionne les décors et les accessoires scéniques avec l’aide des élèves. J'ai la collaboration des enseignants d'éducation physique qui acceptent de me prêter le gymnase pendant trois jours de classe. Je suis choyée d'avoir une équipe qui s'investit et qui fait autant de place à la danse.  

 
Mmes Liliana Argumedo et Alexandra L’Heureux, spécialistes en danse, Mmes Aude Pelote et Marlène Hogue, respectivement directrice adjointe et directrice de l’école Marc-Aurèle-Fortin et Mme Marie-Carmel Michel, vice-présidente et commissaire-parent à la CSPÎ.

 

Q : Avez-vous remarqué des résultats positifs chez les élèves ?
 
R : Les élèves sont heureux lorsque le cours de danse est à l'horaire. Ils se sentent libres des contraintes journalières, car le rapport à l'autre, à l'espace et au travail est bien différent dans un contexte de classe de danse qu'en classe normale. Ils participent à un travail collectif de création où ils sont interpellés à inventer, à sélectionner, à mettre en œuvre des idées et à les partager.  Je sais que la danse a pris une place importante à cette école et que la majorité des enfants sont fiers et heureux d'y participer.

 

Q : Qu’est-ce qui vous inspire pour créer vos numéros de danse ?

R : Pour créer, je m'inspire de la culture des jeunes auxquels j'enseigne et je cherche à leur faire découvrir de nouveaux horizons culturels. La motivation scolaire est mon principal objectif et je mets la danse au cœur de cette préoccupation. J'essaie de leur enseigner la persévérance, la satisfaction du travail accompli à travers une pratique artistique. 

 

Q : Est-ce qu’il y a d’autres événements en danse au cours de l’année?

R : Depuis 5 ans, au gala de fin d'année en juin, les enseignants et la direction dansent avec les élèves de la troupe de danse devant les parents. Plus de 30 adultes y participent chaque année. Nous avons des répétitions une fois par semaine. Les enseignants pratiquent sur leurs temps libres avec les élèves. Je suis fière d'affirmer que la danse contribue réellement à créer un sentiment d'appartenance et j'ose espérer qu'elle est devenue essentielle à notre communauté.


Q : Travaillez-vous sur d’autres projets en ce moment?

R : Nous, les spécialistes en danse de la CSPÎ, prévoyons faire un projet spécial commun le 29 avril lors de la journée internationale de la danse. Nous allons collaborer à créer une œuvre collective qui sera dansée par plusieurs écoles de notre commission scolaire. Nous souhaitons faire briller la danse qui est bien vivante à la CSPÎ.