Technopédagogie à l'école Pie-XII

28 octobre 2016

La classe SMART

La classe SMART est un système de gestion de classe et de suivi pédagogique, qui est une adaptation libre de la méthode des « 5 au quotidien ». Un des principes fondamentaux de cette méthode est de créer un environnement de travail où les élèves développent leur autonomie et leur résistance à effectuer des tâches. Ces élèves effectuent leurs travaux en ateliers de façon autonome, pendant que leur enseignant(e) rencontre les élèves en sous-groupes ou individuellement pour effectuer des entretiens qui guideront ceux-ci par un suivi de leurs apprentissages et par des conseils pour optimiser la progression de ces apprentissages.

Le mot SMART réfère aux 5 fondements qui caractérisent cette classe :

 

  • S représente les Stratégies

  • M représente le Mentorat

  • A représente les Ateliers

  • R représente la Régulation

  • T représente les Technologies

Donald Bragger, enseignant-soutien et
concepteur de la classe SMART


  • Stratégies

  1. Enseignement explicite des stratégies de lecture, d’écriture, de communication orale et de résolution de problème en mathématique.

  2. Interventions et supervisions stratégiques en lien avec la progression des apprentissages pour chaque élève (fournir un soutien pédagogique à chaque élève, lui permettant de cheminer plus efficacement dans ses apprentissages grâce à ce soutien personnalisé).

  3. Consolidation des apprentissages des années antérieures afin de pouvoir établir un continuum progressif de l’acquisition des connaissances et des compétences. Grâce aux ressources numériques, l’élève a constamment accès à du contenu notionnel des niveaux antérieurs. Ceci lui permettra ainsi de réviser les acquis et de retravailler les notions non maîtrisées.

  • Mentorat

  1. Entretiens personnalisés avec l’enseignant(e) pour cerner les
    connaissances et les compétences acquises, ainsi que les objectifs ciblés pour les semaines à venir.

  2. Soutien fourni par les autres élèves sous forme de tutorat ou d’entraide coopérative (« J’ai besoin d’aide pour… », « Je peux aider pour … »).

  3. Soutien envers l’élève pour le développement de son estime de soi, de sa motivation et de son sentiment de compétence.

  • Ateliers

  1. Utilisation des principes de base établis par la méthode des « 5 au quotidien », principalement en lecture et en écriture (lecture à soi, lecture à un autre, lecture écoutée, travaux d’écriture et étude de mots).

  2. Enrichissement de cette structure pour y inclure la mathématique, ainsi que les autres disciplines prescrites par le MELS (excluant celles données par les enseignants spécialistes (anglais, musique, éducation physique).

  3. Planification s’articulant autour de deux demi-journées en rotation afin que chaque élève puisse réaliser tous les ateliers en deux jours.

  4. Variation des modalités de travail: individuel, en dyade, en sous-groupe, en groupe-classe.

  5. Développement de l’autonomie et de la résistance (habileté à travailler de façon soutenue et concentrée).

  6. L’enseignement des notions, des compétences et des stratégies se fait sous la forme de mini-capsules d’une durée approximative de 10 minutes entre les ateliers.

  • Régulation

  1. Développement des habiletés de régulation des apprentissages des
    élèves par l’autorégulation (promouvoir une autorégulation plus
    consciente et délibérée des apprenants par le modelage et les
    entretiens).

  2. Utilisation de dispositifs qui incitent les étudiants à se mettre en
    action, à porter un regard réflexif et critique sur son travail et à
    s’ajuster ensuite dans le but d’améliorer la compréhension, le
    développement des compétences et la motivation.

  3. Appliquer une régulation de l’enseignement par l’amélioration des
    dispositifs d’enseignement, les ajustements en fonction des besoins
    des apprenants et par la différenciation pédagogique.

  4. Préparation d’outils de soutien à l’autoévaluation, d’activités
    interactives qui favorisent des échanges entre étudiants, d’entretiens
    périodiques avec l’enseignant, d’outils numériques pour obtenir une
    rétroaction rapide et détaillée.

  • Technologies

  1. Fréquence accrue de l’utilisation d’ordinateur ou de tablette
    électronique à des fins pédagogiques. Tâches effectuées à l’ordinateur à chaque cycle d’ateliers réalisés.

  2. Chaque élève travaille en pédagogie mixte, c’est-à-dire qu’il utilisera, selon les tâches demandées, des ressources sur papier et des ressources numériques.

  3. Chaque élève possède un suivi informatisé de tâches numériques
    effectuées permettant de faire un suivi de ses apprentissages et de
    ses progrès.

  4. Les élèves ont aussi des projets qui se travaillent en collaboration, soit en étant reliés virtuellement dans un espace de travail commun, soit par l’utilisation du TNI.

  5. Utilisation de la pédagogie inversée qui consiste à ce que les élèves
    prennent connaissance des notions à apprendre à la maison, pour
    ensuite effectuer le travail et les exercices le lendemain en classe pour consolider l’apprentissage de ces notions.

  • Robotique

  1. Introduction à la programmation informatique de séquences d’actions à faire effectuer par le robot.

  2. Apprentissage de la lecture de plans, de la fabrication et de la
    programmation de pièces robotisées.

  3. Participation, pour certains niveaux, à une compétition régionale de
    robotique (First Lego League, Junior FLL et Propulsion).

  4. Apprentissage et expérimentation de la démarche scientifique en
    résolution de problème d’une situation concrète.

  5. Thématique et problématique qui varient d’une année à l’autre et qui
    nécessitent d’effectuer des recherches et de présenter les résultats de celles-ci d’une façon novatrice et créative.